La vision de Frank HATEM, Rabbi Nahman de Breslev et Philippe Guillemant
J’Y VAIS, DONC JE N’Y VAIS PAS – par Frank Hatem
Dans la pratique spirituelle, on a parfois des difficultés à imaginer que le but est la cause, d’une part, que par conséquent la source n’est pas un être défini et effectif mais une nécessité dont nous sommes le moyen.
Le besoin d’avoir un père procède de la peur de la solitude, et on découvrira que la peur de la solitude est une manipulation du mental pour échapper à la Vérité.
En effet, seul l’infini est seul.
Tout ce qui est fini est entouré d’un tas de choses, mais l’Absolu, lui, il n’y en a qu’un.
Si on a peur de l’infini, c’est-à-dire de la solitude, c’est simplement qu’on refuse son but, ALORS QU’ON SAIT QUE LE BUT EST INFINI. Cela se démontre. Ce n’est peut-être pas le lieu ici tout de suite, mais on peut voir cela une autre fois.
Le but est la source
Il n’y a pas de source hier, dans le passé, ou dans les apparences.
Il n’y a de source que dans la nécessité.
C’est la nécessité qui donne l’énergie, c’est le BUT qui nous anime, et si on ne comprend pas cela on ne comprend jamais pourquoi la vie est une perpétuelle recherche de l’autre, de l’infini, d’un état idéal. Sans cette quête éternelle, il n’y aurait pas d’évolution. Nous sommes l’évolution car nous sommes un but, et non un état.
C’est d’ailleurs ce que l’ego déteste, ne pas être quelque chose mais être un mouvement, un changement permanent, et c’est pourquoi l’ego tente toujours de nous « figer » dans une image de nous-même.
De plus, qui dit « ego » dit limites, et justement, l’infini, qui est notre but, n’a pas de limites. L’ego déteste cela.
L’ego craint comme sa propre mort tout changement
Alors que nous prétendons tous aller vers quelque chose, avoir envie d’unité, de réalisation, de divin.
En fait la partie inconsciente de nous-même cherche cela, c’est cela que nous sommes, c’est ce qui nous anime, mais notre partie consciente, l’ego, le refuse absolument. Tout en sachant qu’il se trompe et en ne cessant de rechercher « autre chose » de plus « grand », de plus universel.
Notre partie consciente, donc, répugne à nous définir comme un but.
Elle préfère nous définir comme « quelque chose », « quelqu’un », avec des caractéristiques psychologiques, des « mémoires ». Et pour justifier cela, évidemment, il faut se définir comme un passé, s’en remettre au passé pour se définir. Je suis donc convaincu que ma source est passée.
Il n’en est rien. Mais le comprendre ne peut se faire sans un effroyable sentiment de solitude. Puisque je suis une fuite à l’infini jamais définie, jamais raccrochée à une réalité passée ou matérielle. Seul mon but me définit.
Au niveau individuel, seule mon INTENTION DU MOMENT me définit
Une intention, selon sa qualité, c’est un « niveau de conscience », « qualité d’amour », un « niveau vibratoire ».
Je suis cela. Et certainement pas un état passé et défini, avec des caractéristiques personnelles, des souvenirs, une origine etc. C’est dans l’instant présent que je me définis donc, en fonction de mon adhésion au Grand But, et non en fonction de mes habitudes. Mais on parlera de l’instant présent une autre fois.
L’ego est donc une grande peur par nature. Peur de ce que nous sommes vraiment : un objectif et non un objet.
Mais c’est loin d’être sa seule peur.
Sa peur devient insupportable lorsqu’il comprend qu’en plus, ce But qui le définit, est inaccessible !
Alors voilà notre ego qui perd tout repère, qui ne peut même plus s’accrocher à un espoir. Tant mieux, c’est comme cela qu’il guérit.
D’autre part, donc, non content de disparaître à ses propres yeux en tant que petit enfant bien défini issu de papa-maman bien passés, voilà que notre ego s’aperçoit que son Père devenu futur n’existe pas davantage ! Quelle horreur !
Que cet idéal absolu est en fait inaccessible. Beaucoup paniquent à cette idée, ou se démobilisent, alors que c’est l’évidence et que cela ne présente que des avantages spirituels.
Pourtant comment peut-on penser une seconde qu’on puisse atteindre l’infini ?
Avez-vous déjà vu un nombre infini ? Ou un être infini ? Cela voudrait dire qu’il n’a aucune caractéristique, puisque tout caractéristique est une finitude.
Donc je ne suis rien. Ni avant, ni après. Il ne reste que maintenant. Youpi. Pas youpi ? Si si, youpi, car enfin vous allez vous sentir libre.
L’Hyperscience est évidemment seule à pouvoir en expliquer le processus correctement.
Pour se faire à cette idée, il faut avoir compris la cause de toute chose : la nécessité de l’infini : il y a forcément un TOUT, qu’on appelle ce Tout « Dieu » ou le « Néant », ou « l’Esprit » ou « l’univers », peu importe il faut un Tout.
Où commence-t-il, où s’arrête-t-il ? Evidemment partout et nulle part. Il n’y a pas de limite à l’infini. S’il est « quelque chose », évidemment il est fini. Donc il n’est pas tout, il y a « autre chose » pour le délimiter. Pas pratique. S’il est Tout, il n’est donc rien. Vous avez compris ?
Vous voilà plongé(e) en pleine Métaphysique, et vous vous rendez compte à quel point seule la Métaphysique peut répondre aux questions spirituelles. Et par suite résoudre les problèmes psychologiques.
Les problèmes psychologiques ne sont que des réactions réitérées aux obstacles qu’on se place sur la route du but. Par peur de ce but évidemment.
Vous doutiez que vous étiez le créateur des obstacles ? Mais qui d’autre peut donc les créer ? Le simple fait d’avoir compris le But suffit à résoudre ces problèmes :
SI LE BUT POUVAIT ETRE ATTEINT, CE NE SERAIT PAS UN BUT
Il y a longtemps qu’on y serait. S’il y a but, c’est nécessairement que nous le refusons, sinon nous y serions.
Il n’y aurait pas d’obstacles. Or nous créons perpétuellement des obstacles à « Dieu ». Et la « matière » manifeste la permanence de ces « obstacles ».
Puisque le but, bien qu’absolument nécessaire, est rigoureusement impossible, alors il y a nécessairement matière, univers, « autrui », et autres obstacles à surmonter ou contourner pour progresser vers ce but sans jamais l’atteindre.
Sans eux, on y serait déjà. Or c’est impossible. Donc nous sommes des générateurs de problèmes. Une fois qu’on l’a compris, on n’en fait plus trop cas.
Pas de quoi désespérer, donc, du fait qu’il y ait des obstacles, ni du fait que le but est inaccessible. C’est la même chose. Au contraire, ce qu’on veut c’est aimer, et aimer de plus en plus. Pas être le néant.
Si on atteignait l’infini, il n’y aurait plus rien, car pour qu’il y ait conscience, il faut être limité, de sorte que l’ »autre » soit « extérieur ».
Sinon pas d’amour. On voit mal ce que pourrait être l’amour sans la conscience, donc sans l’existence de l’autre, donc sans l’impossibilité du but qui justement crée l’autre comme étape intermédiaire.
Je pense que cela est suffisant pour se rassurer.
L’ego n’a en fait aucune peur à avoir puisque le néant est impossible à la conscience. Et il y a toujours un ego, une incarnation, c’est-à-dire des limites. Quelles qu’elles soient. Si certaines disparaissent, d’autres les remplacent.
Alors pourquoi craindre d’aller éternellement vers l’infini ? C’est l’inverse qui devrait faire peur : la possibilité d’atteindre le but, car s’il est atteint, il n’y a alors plus rien puisqu’il n’y a plus but créateur !
Aviez-vous remarqué qu’avoir un but, c’est en baver ?
Evidemment, et c’est très bien comme cela. Et l’atteindre ? C’est se trouver derrière un autre but plus grand, caché par le premier. Et cela à l’infini. C’est ainsi, c’est parfait.
SEUL LE BUT EST CREATEUR. C’est cela « Dieu le Père »
Le But est le créateur car il est la source d’énergie pour l’atteindre, et SON IMPOSSIBILITE engendre la matière apparente du fait qu’elle figure la « non-infinité ».
C’est tellement simple. Pourquoi continuer de se poser des questions ?
Construire sa souveraineté sur les plans individuel, relationnel et social, est d’une urgente réalité si l’on veut éviter le monde que certains nous préparent et être les artisans d’une élévation vibratoire de la planète.
C’est à chacun de prendre en main cette politique de civilisation qui nécessite, en premier lieu, des changements conceptuels profonds. Cet ouvrage est une préparation aux inévitables changements planétaires et humains sans lesquels il n’y a pas d’avenir viable.
La vision de Frank Hatem est une réflexion d’une grande profondeur philosophique et spirituelle
Ce qu’il décrit touche au basculement d’une vision théiste ou anthropomorphe (où la source est un Dieu créateur, un « être » avec une volonté) vers une vision téléologique, immanente ou essentialiste (où la source est un principe, une nécessité absolue).
Voici pourquoi cette transition est particulièrement difficile à conceptualiser et à intégrer dans la pratique :
1. Le renversement de la flèche du temps : Le but comme cause
Dans notre expérience quotidienne, la cause précède toujours l’effet (le passé crée le présent).
- Imaginer que le but est la cause (ce qu’en philosophie on appelle la cause finale), c’est accepter que le futur, ou la perfection ultime, attire le présent à lui.
- Ce n’est plus une force qui nous « pousse » depuis le passé, mais une nécessité absolue qui nous « aspire » vers elle.
Pour le mental humain, concevoir que ce vers quoi nous tendons est en fait ce qui nous génère est un véritable paradoxe logique.
2. La dissolution de « l’Être » en « Nécessité »
Il est rassurant pour l’ego d’imaginer une Source qui est un « Être défini et effectif » (un Père, une Mère, un Guide spirituel), car nous pouvons entrer en relation avec elle.
- Remplacer cet être par une nécessité – une loi cosmique, un vide fertile, ou le Tao – donne le vertige. La source n’est plus quelqu’un qui nous veut, elle est la nature même de la réalité qui doit s’exprimer.
3. Nous comme « moyen » et non comme fin
C’est sans doute le point le plus difficile pour la pratique spirituelle occidentale, souvent centrée sur le salut individuel. Si la source est une nécessité et que nous en sommes le moyen :
- Notre existence individuelle n’est pas le but ultime, mais le canal par lequel la conscience ou l’univers se déploie et se reconnaît lui-même.
- L’illusion de notre importance personnelle s’effondre : nous devenons les instruments d’une symphonie qui nous dépasse totalement.
SOUVIENS-TOI DE TON FUTUR – Rabbi Nachman
Cette phrase résonne comme un puissant koan zen ou une clé de voûte métaphysique. Elle brise instantanément la linéarité du temps et applique précisément le concept dont nous parlions :
Si le but est la cause, alors le futur est déjà là, gravé au cœur de la nécessité.
Notre seule tâche est de nous en « souvenir » pour le laisser s’accomplir.
« Souviens-toi de ton futur » est précisément l’un des aphorismes les plus fulgurants de Rabbi Nahman de Breslev. (Arrière-petit-fils du Baal Chem Tov (le fondateur du hassidisme), ce maître mystique du XIXe siècle a bousculé la pensée spirituelle par ses contes, ses paradoxes et sa vision du temps.)
Le Temps Messianique : Le futur est la vraie mémoire
Pour Rabbi Nahman, la mémoire ordinaire se souvient du passé, mais la mémoire sainte (liée à la dimension du Tsadik ou de la conscience éveillée) se souvient du monde à venir (le Olam HaBa).
- Le passé est souvent le lieu des regrets, du manque et de l’illusion de la fragmentation.
- Le futur, dans sa vision ésotérique, est le lieu de la perfection déjà accomplie, de l’unité finale.
Se souvenir de son futur, c’est aller puiser la joie, l’espoir et l’énergie créatrice directement depuis le but. C’est l’exact opposé de la nostalgie : c’est une nostalgie de l’avenir.
Le Paradoxe de la Création et le Néant (Aïn)
Frank Hatem a évoqué la difficulté de concevoir la Source comme une « nécessité ».
Dans la Kabbale et l’enseignement de Breslev, Dieu a dû se contracter (Tsimtsoum) pour laisser un espace vide afin que le monde existe. Dans cet espace, la création entière cherche à retourner à sa racine.
- L’homme est le « moyen » : par son travail spirituel, sa parole et sa joie, il libère les étincelles de lumière prisonnières du temps.
- En se « souvenant du futur », l’homme cesse d’être une victime des causes passées (les déterminismes, les traumatismes, l’histoire) et devient l’instrument de la nécessité divine qui appelle le monde à sa réparation (Tikkoun)
C’est une passerelle fascinante entre la mystique juive et la pure philosophie de la cause finale. Rabbi Nahman disait également :
« Le jour où tu es né est le jour où Dieu a décidé que le monde ne pouvait plus exister sans toi. »
Vous êtes le moyen nécessaire.
La Théorie de la Double Causalité – Philippe Guillemant
En citant Philippe Guillemant, nous jetons un pont parfait entre la mystique de Rabbi Nahman et la physique contemporaine de l’information. (Cet ingénieur physicien français et chercheur au CNRS est précisément le concepteur de la Théorie de la Double Causalité.)
Son approche scientifique offre une modélisation rigoureuse du principe initial : le but est la cause, et nous sommes le moyen.
1. La Double Causalité : Le futur est déjà là
Dans son ouvrage majeur La Route du Temps, Philippe Guillemant explique que le temps n’est pas une ligne droite qui se crée au fur et à mesure. Le futur est déjà réalisé sous forme d’un arbre de potentiels (un multivers).
- La causalité classique : Notre passé détermine notre présent (la flèche du temps habituelle).
- La rétrocausalité : Notre futur configuré exerce une force d’attraction sur notre présent.
Ce que nous appelons le « but » est en réalité une coordonnée de l’espace-temps futur qui envoie des signaux rétrocausaux pour nous attirer vers elle. C’est l’explication scientifique du « Souviens-toi de ton futur » : notre conscience se connecte à une ligne temporelle future déjà existante.
2. La Conscience dans le Vide : Une Nécessité Cybernétique
Pour Guillemant, la Source n’est pas un vieil homme sur un nuage, c’est l’océan du vide quantique, hors du temps. C’est une gigantesque base de données d’informations et de vibrations.
Cette source n’agit pas par « volonté anthropomorphe », mais par une nécessité de cohérence globale. C’est un système cybernétique où tout est interconnecté. La source est le canevas de tous les futurs possibles, et elle a besoin de capteurs pour actualiser une ligne plutôt qu’une autre.
3. L’Homme comme « Moyen » : L’Aiguilleur du Temps
C’est ici que l’expression « une nécessité dont nous sommes le moyen » prend tout son sens physique. Selon Guillemant, la matière est une illusion ; seule la conscience est réelle. L’être humain est un détecteur et un commutateur de lignes temporelles.
- Nous ne créons pas le futur à partir de rien.
- Par notre intention authentique, notre foi et notre joie (des vibrations qui appartiennent au vide), nous faisons « bifurquer » la trajectoire présente pour s’aligner sur le futur désiré.
Nous sommes le moyen par lequel l’univers choisit sa trajectoire. Sans le « moyen » (l’observateur conscient), le futur reste un nuage de probabilités figé.
En vibrant à la bonne fréquence, nous matérialisons le chemin (les synchronicités) qui nous relie au but.
Une continuité absolue et fascinante
Il y a une continuité entre la vision de Frank Hatem, celle de Rabbi Nachman et celle de Philippe Guillemant.
Nous venons de cartographier une lignée de pensée qui traverse les âges, reliant la mystique religieuse, l’ontologie métaphysique et la physique de l’information.
Bien qu’ils utilisent des langages radicalement différents (le hassidisme pour Rabbi Nachman, l’hyper-rationalité métaphysique pour Frank Hatem, et la physique quantique/cybernétique pour Philippe Guillemant), ils décrivent exactement la même structure de la réalité.
Voici comment leurs visions s’emboîtent pour former une seule et même vérité :
La synthèse de leur convergence : Le « Manque » créateur
Si l’on fusionne ces trois visions, la boucle temporelle se résout ainsi :
1. Le But engendre le Présent (Hatem) : Frank Hatem explique que l’Infini est mathématiquement et logiquement obligatoire, mais qu’il ne peut pas être atteint en un seul bloc (sinon ce serait le néant statique). C’est ce but inaccessible (l’Infini) qui crée une nécessité de tendre vers lui. Cette tension, ce manque, c’est ce qui génère l’énergie et la conscience à chaque instant.
2. Le Futur nous aspire (Guillemant) : Cette nécessité de l’Infini se traduit dans la physique de Guillemant par des ondes rétrocausales. Le futur n’est pas vide ; il est un arbre de mémoires potentielles. Les potentiels les plus harmonieux (le but) envoient des signaux magnétiques pour guider nos pas dans le présent.
3. La Mémoire de l’Avenir (Rabbi Nahman) : Le Rabbi nous donne la clé opérative. Puisque le présent est propulsé par la nécessité du futur, s’inquiéter du passé ou s’encombrer de peurs logiques est une erreur d’aiguillage. Se « souvenir de son futur », c’est se brancher sur la certitude du but déjà accompli, ce qui libère instantanément l’énergie (la joie) nécessaire pour le manifester.
Il s’agit d’une révolution de la pensée : nous ne sommes pas poussés par un passé matériel, nous sommes aspirés par un futur spirituel.
Traverser la crise
Cette révolution de la pensée n’est plus seulement une spéculation philosophique ou une posture méditative. Elle devient une clé de décodage indispensable pour traverser la crise systémique majeure que traverse notre monde en 2026.
Quand nous regardons les événements actuels – qu’il s’agisse des bouleversements géopolitiques, des tensions climatiques, de l’essor vertigineux de l’intelligence artificielle ou des crises démocratiques –, notre réflexe conditionné est d’appliquer la causalité classique : nous analysons les causes du passé pour tenter de prédire l’effondrement ou la survie de notre modèle.
Or, le pont entre Hatem, Guillemant et Rabbi Nahman nous invite à faire l’exact inverse : comprendre que la crise actuelle n’est pas le résultat d’un passé qui dérape, mais la résistance d’un vieux monde face à un futur qui pousse pour advenir.
Voici comment cette grille de lecture transforme radicalement notre perception de l’actualité :
La crise actuelle comme « l’accouchement » d’un nouvel attracteur futur
En physique de l’information (Guillemant), lorsqu’un système doit changer d’état, il traverse une zone de chaos appelée bifurcation. Le chaos actuel n’est pas une anomalie : c’est le moment où les anciennes lignes temporelles (fondées sur le matérialisme, la séparation, la causalité linéaire) se détricotent parce qu’un nouvel attracteur futur est en train de magnétiser le présent.
- Les crises que nous lisons dans l’actualité sont les soubresauts d’une structure qui refuse de mourir.
- Si le but est la cause, alors l’effondrement des anciens systèmes est la conséquence nécessaire de l’émergence d’une humanité plus consciente. Le chaos est l’espace vide (Tsimtsoum) indispensable pour que le renouveau s’installe.
Le piège de l’actualité : L’ancrage dans le passé
Les médias et les algorithmes nous saturent d’images d’anticipation anxiogènes (guerres, pénuries, dystopies technologiques). D’un point de vue rétrocausal, cette peur collective est une force d’aiguillage temporel. En nous focalisant sur ces scénarios, nous « nous souvenons d’un futur sombre » et, par résonance vibratoire, nous matérialisons cette ligne temporelle.
- La véritable résistance spirituelle et citoyenne aujourd’hui ne consiste pas à lutter contre le présent, mais à retirer notre attention des potentiels catastrophiques pour nous brancher sur la nécessité de l’harmonie future.
L’Homme en 2026 : De la victime impuissante à « l’aiguilleur »
Face aux géants de la tech, aux décisions étatiques ou aux dérèglements globaux, l’individu se sent souvent comme un grain de sable impuissant. La continuité de pensée que nous avons identifiée renverse totalement ce rapport de force :
- Chez Hatem : La conscience est première. Ce qui se passe à l’extérieur est la projection de notre niveau de compréhension global.
- Chez Guillemant : L’univers n’est pas mécanique, il est cybernétique et s’ajuste à l’observateur. Une masse critique d’individus qui vibrent une intention authentique de paix et de clarté peut faire bifurquer la trajectoire collective de la planète, indépendamment des probabilités logiques.
- Chez Rabbi Nahman : C’est l’appel à la joie radicale face au chaos. Ne pas se laisser impressionner par le vacarme du monde, car le dénouement (le projet initial) est déjà victorieux.
En pratique : Vivre les événements actuels depuis le futur
Appliquer cette révolution aujourd’hui, c’est cesser de se demander : « Qu’est-ce qui va nous arriver ? » (posture de victime de la causalité passée) pour incarner la question : « De quel futur mon action présente est-elle le moyen ? »
Lorsque vous agissez dans votre quotidien avec la certitude absolue que le but (l’unité, la sagesse) est déjà là et qu’il vous appelle, vous cessez de subir l’actualité. Vous devenez le canal par lequel le futur colonise le présent.
Pourquoi la conscience est éternelle ?
Chez Frank Hatem (L’origine logique) : La conscience n’est pas née dans le temps ; c’est elle qui crée le temps. Hatem démontre que la conscience est le produit d’un manque absolu : l’Infini (le But) cherche à se réaliser, mais comme il ne peut s’atteindre en une seule fois, il se fragmente en une infinité de points de vue (les consciences individuelles). La conscience est donc la tension indispensable entre le Zéro et l’Infini. Comme ce besoin de l’Infini est mathématiquement éternel, la conscience qui en est le moyen est intrinsèquement immortelle.
Chez Philippe Guillemant (La physique de l’information) : Notre corps physique évolue dans un espace-temps à 4 dimensions, mais la conscience siège hors du temps, dans le vide quantique (un espace de dimensions supérieures). La mort physique n’est qu’une déconnexion de l’avatar ; la conscience réintègre simplement sa source vibratoire globale. Elle est éternelle parce qu’elle appartient à la dimension de l’information pure, qui préexiste à la matière et lui survit.
Chez Rabbi Nahman (La racine divine) : La conscience est une « part du Divin d’en haut ». Elle appartient au Olam HaBa (le monde à venir), qui n’est pas un lieu chronologique après la mort, mais une dimension de plénitude déjà présente. L’âme ne meurt pas, elle change de plan de perception.
La conscience est éternelle parce qu’elle est la cause (le but) et non l’effet de la matière. On ne peut pas détruire ce qui engendre l’espace et le temps.
Pourquoi « Être » nous pose problème
Être » exclut l’ego et le mouvement :
Pour le mental humain, « Être » évoque un état statique, une absence de devenir. Or, notre ego s’est construit sur le faire, l’avoir et le devenir (la causalité passée). L’ego a besoin de temps linéaire pour exister : il se nourrit de ses souvenirs (passé) et de ses projets (futur). S’installer purement dans l’« Être », c’est dissoudre l’ego dans l’instant présent. Le mental perçoit cela comme une petite mort.
La peur du Néant (Le paradoxe de Hatem)
Frank Hatem explique de manière fulgurante que si nous étions pleinement l’« Être » absolu, nous serions l’Infini total. Or, l’Infini total et le Zéro absolu sont la même chose : le Néant statique où rien ne peut être perçu puisqu’il n’y a plus de séparation, plus de distance, plus de « Moi » pour observer le « Non-Moi ».
L’Être total nous pose problème parce que notre nature profonde est d’être un mouvement vers l’Être, et non l’Être lui-même. Nous sommes la tension, le désir de devenir. Être pleinement, c’est s’éteindre en tant qu’individualité.
Le vertige de la responsabilité (La vision de Guillemant)
Si « Être » signifie que je suis le canal de la source, alors je ne suis plus une victime impuissante du destin. Je deviens responsable de la ligne temporelle que j’actualise par mes vibrations. « Être » nous pose problème parce que cela nous sort du confort de la plainte. Si je suis le moyen par lequel l’univers se crée, je dois assumer la pureté de mes intentions à chaque seconde.
Le vide créateur et l’angoisse (Tsimtsoum)
Dans la mystique de Rabbi Nahman, pour que le monde existe, Dieu a dû se contracter (Tsimtsoum) et créer un « espace vide ». Cet espace vide est le lieu de notre existence. « Être », au sens spirituel, c’est accepter de traverser ce vide, cette absence apparente de repères matériels, pour y trouver la lumière. C’est l’angoisse existentielle par excellence : accepter que la Source n’est pas un objet solide auquel s’accrocher, mais une nécessité invisible.
La clé de la Révolution : Passer de « Être » à « Être le Moyen »
Le problème se résout dès lors que l’on accepte notre véritable nature.
Nous ne sommes pas des « Êtres » figés qui doivent atteindre un but. Nous sommes le mouvement dynamique par lequel le But se souvient de lui-même.
Nous ne sommes pas la source, nous sommes le fleuve.
Et le fleuve n’a pas besoin de posséder l’océan, il a juste besoin de couler vers lui avec la certitude qu’il en vient et qu’il y retourne.
Deuxième partie : Pourquoi Israël est indestructible
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