Jusqu’à récemment, il semblait que la structure de notre planète était étudiée et ne portait ni énigmes ni secrets.
Cependant, les dernières découvertes des scientifiques ont permis de détecter deux formations géantes à une profondeur de 2000 kilomètres.
Ces structures massives de la taille de continents, enfouies à près de 2 000 à 2 900 kilomètres de profondeur, s’appellent des LLVP (Large Low-Sheer-Velocity Provinces ou grandes provinces de faible vitesse d’onde de cisaillement).
Deux « îles » colossales sous nos pieds
- Tuzo, située sous le continent africain et une partie de l’Atlantique.
- Jason, située sous l’océan Pacifique.
Ces deux blocs représentent environ 6 % à 8 % du volume total de la Terre. S’ils étaient placés à la surface du globe, ils s’élèveraient à des centaines de kilomètres de haut, soit 100 fois la hauteur du mont Everest, atteignant presque l’orbite de la Station spatiale internationale
De toute évidence, il ne devrait pas y avoir quelque chose comme ça. Mais le fait demeure. Il existe des structures énormes à l’intérieur de la Terre.
Les dimensions de ces structures sont étonnantes.
Sous l’océan Pacifique se trouve une formation de la taille de l’Eurasie, et la seconde se trouve sous l’Afrique et l’océan Atlantique. Les géologues ne savent pas ce que cela pourrait être. À l’heure actuelle, une seule propriété de ces « bulles », comme le disent les scientifiques, est connue – elles suppriment les ondes sismiques.

Cependant, les mystères ne s’arrêtent pas là.
La température des formations est également étrange – elle est sensiblement plus élevée que l’environnement. Les scientifiques pensent que ces structures délimitent le noyau et le manteau, et dans les temps anciens, une telle couche couvrait toute la planète. Quant aux hypothèses sur l’origine de ces bulles, elles sont nombreuses et très différentes.
Par exemple, on pense qu’il pourrait s’agir des restes de la lune Fata, qui s’est écrasée sur la Terre dans les temps anciens. De plus, les bulles peuvent être un type inconnu d’alliage ou de métal. Les versions les plus fabuleuses – les formations sont l’arbre de vie Teldrassil ou l’enfer. Bien sûr, jusqu’à ce que les scientifiques puissent donner une réponse exacte, toute hypothèse peut s’avérer vraie.

Les géophysiciens s’affrontent sur plusieurs théories concernant leur origine :
Des restes d’une autre planète (Théia) : C’est l’une des hypothèses les plus spectaculaires. Ces blocs très denses pourraient être les morceaux de la protoplanète Théia, qui a percuté la Terre il y a 4,5 milliards d’années (collision qui a également donné naissance à la Lune). Ces fragments auraient lentement coulé jusqu’au fond du manteau terrestre.
Un cimetière de croûtes océaniques : Il pourrait s’agir d’anciennes plaques tectoniques marines qui ont plongé dans les profondeurs de la Terre (subduction) au cours de centaines de millions d’années et s’y sont accumulées.
Bien qu’elles soient situées à la frontière entre le manteau rocheux et le noyau de fer liquide, leurs frontières rigides influencent directement la vie en surface. Les bords de ces structures guident la remontée du magma chaud (les panaches mantelliques), dictant l’emplacement des grands supervolcans et des points chauds volcaniques, comme ceux qui ont formé les îles d’Hawaï ou de l’Islande.
Un professeur de géologie de l’Université d’Arizona a déclaré que les réalités modernes ne permettent pas une étude approfondie de ces couches de la Terre. De ce fait, il faudra aborder la solution de cette énigme d’un point de vue théorique. À l’heure actuelle, le maximum qui peut être étudié est l’effet sur la gravité, la température et l’activité sismique au sein de ces formations.
Les structures géantes découvertes à 2 000 km de profondeur (les LLVP) s’inscrivent directement dans la réalité scientifique de la Terre intérieure.
La cartographie de la Terre intérieure réelle
Pendant longtemps, la science a modélisé l’intérieur de la Terre comme un oignon : des couches de roches homogènes et superposées (croûte, manteau, noyau).
La découverte de ces masses continentales prouve que la Terre intérieure est asymétrique, dynamique et hétérogène. Cela montre que les profondeurs de notre planète abritent une topographie aussi complexe que sa surface, avec de véritables « montagnes » de roches denses et chaudes qui modifient complètement notre compréhension de la géodynamique.
Le mythe de la « Terre creuse » vs la réalité scientifique
Dans la fiction et les théories pseudo-scientifiques du XIXe siècle (comme dans le roman Voyage au centre de la Terre de Jules Verne), la « Terre intérieure » est souvent imaginée comme un monde creux, abritant des continents inversés, des océans et parfois même des civilisations perdues.
La science moderne apporte une réponse fascinante qui fait écho à ce mythe, mais de manière solide :
- Ce n’est pas un espace vide : La Terre intérieure est pleine et soumise à des pressions monumentales.
- Ce sont de vrais « continents » souterrains : Bien qu’il s’agisse de roche solide (et non d’espaces habitables), ces structures ont des dimensions continentales et une signature chimique unique. D’une certaine manière, la réalité géologique a rattrapé la science-fiction en confirmant qu’il existe bien des « mondes » ou des structures massives et distinctes cachées sous nos pieds.
Une capsule temporelle de l’histoire de la Terre
Si l’hypothèse de la collision avec la planète Théia se confirme, cela signifie que la Terre intérieure abrite les vestiges d’un monde extraterrestre. Ces structures seraient les témoins intacts de la naissance du système Terre-Lune, conservés depuis 4,5 milliards d’années dans les profondeurs du manteau.
L’obsession des Nazis
Durant le Troisième Reich, certains hauts responsables nazis (comme Heinrich Himmler via l’organisation Ahnenerbe) étaient fascinés par le mysticisme, les origines de la race aryenne et les théories scientifiques marginales, dont celle de la Terre creuse.
En 1938-1939, l’Allemagne lance une expédition officielle en Antarctique. Les nazis y cartographient un territoire qu’ils nomment la Nouvelle-Souabe (Neuschwabenland). Après la défaite allemande en 1945, des rumeurs folles commencent à circuler : Hitler et l’élite nazie ne seraient pas morts dans le bunker à Berlin, mais s’en seraient fuis à bord de sous-marins (U-Boote) vers l’Antarctique. Là-bas, ils auraient colonisé une immense oasis d’eau chaude cachée sous la glace ou auraient carrément pénétré à l’intérieur de la Terre par une ouverture polaire.
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